funembuleL’art de vivre en équilibre

Pour illustrer la notion de dualité et d’unité, j’aimerai prendre l’image du funambule que je trouve être une superbe représentation de la vie que nous menons dans ce monde.

Nous vivons tel des funambules, marchant sur un fil, nous tentons sans cesse de nous rééquilibrer pour ne pas tomber.

 

En regardant cette image de plus près, on y trouve un premier paradoxe qui est de devoir continuer d’avancer pour ne pas tomber. S’il reste trop longtemps statique, il va perdre l’équilibre. Il lui faut donc se mouvoir. En conséquence, pour garder l’équilibre dans notre vie, il nous faut aller de l’avant, un état statique est source de déséquilibre.

 

paradoxeEnsuite, lorsqu’il avance, il se balance de gauche et de droite, passant par le centre, à chaque fois. S’il sent qu’il s’est déplacé trop vers la gauche et qu’il y a un risque de tomber, il s’équilibre en allant à l’opposé, vers la droite.

 

Ici nous trouvons notre second paradoxe de la vie : pour s’équilibrer il faut aller à l’opposé. Dans notre recherche de centre et d’unité, ne sommes nous pas sans cesse en train de rechercher un état statique, immuable ? Et bien non, ici dans cette image, reflet de la vie, il nous est montré qu’il faut aller de l’avant, et qu’en cas de déséquilibre, il est nécessaire de rechercher le pôle opposé. En fait nous le faisons quasi naturellement parfois : après avoir eu une vie pleine de sorties, de fêtes, ne ressent-on pas le besoin d’être au calme, dans le silence, n’est-ce pas ?

Notez dans votre vie, le moment où vous êtes en train de basculer dans le pôle opposé et vous verrez que cela se passe tout le temps, rien n’est statique, rien n’est immuable, tout change, et nous en sommes les instigateurs, même si parfois, il y a des changements que nous refusons.

En conséquence la notion d’équilibre n’est pas un état statique mais un phénomène dynamique.

paradoxeEt notre troisième paradoxe est le fait qu’en cherchant le pôle opposé, nous passons par le centre, et dans ce centre nous sommes en équilibre, dans un état de profonde unité intérieure ; bien souvent nous ne le remarquons même pas, car nous courrons vers le pôle opposé, mais en passant par le centre, pendant un moment nous sommes en équilibre, unifié, en paix. Ce sont ces moments où nous sommes sereins, en paix car nous ne désirons ni une chose, ni son contraire.

Si j’avance dans la vie avec acceptation et fluidité, il n’y a pour ainsi dire aucun problème. La dualité est là, j’alterne entre un état et son contraire et je ne me pose pas de question, je reste disponible aux deux polarités, la polarité positive mais aussi la polarité négative. Toutefois, nous avons tendance à ne vouloir qu’un des deux pôles.

Ceci est l’art, le secret de celui qui sait se maintenir en équilibre.

Sachons être totalement heureux par moment et à d’autres, entrons complètement dans la tristesse. Chacune a sa beauté, c’est notre mental sélectif qui crée le problème. Ne jugeons pas, en fonction de ce qui se passe où que nous soyons, à droite ou à gauche, au milieu ou non, apprécions et acceptons le moment totalement. Si nous sommes heureux, dansons, chantons, jouons d’un instrument, puis, quand la tristesse vient, car elle viendra tôt ou tard, elle doit venir, c’est inévitable, on ne peut l’éviter, accueillons la pleinement. Comme le jour ne peut pas exister sans la nuit, et l’été sans l’hiver, la joie sans la tristesse. La vie ne peut être sans la mort. La vie contient les deux, elle porte en elle la souffrance, mais aussi de grands plaisirs. Le plaisir et la douleur sont les deux facettes de la même pièce, si on quitte l’un, on quitte l’autre aussi.

Conflit-interieurCeci est quelque chose qui a été le moins compris de tous les temps, croire que l’on peut quitter la douleur en gardant le plaisir, éviter l’enfer et rester au paradis, supprimer le négatif et garder seulement le positif.

 

C’est une idée fausse car si on quitte l’un, on doit quitter l’autre aussi, croire que l’on peut quitter la douleur et garder le plaisir est illusoire. C’est une grande erreur, car de part la nature des choses c’est un fait que le positif et le négatif sont ensemble, ils sont inséparables, ils sont les deux aspects de la même énergie.

dualitéPouvons-nous voir de la beauté dans la tristesse ? Méditons là-dessus, la prochaine fois que nous serons tristes,enfant sans la combattre, nous l’accueillerons comme une invité bienvenue, et puis nous la regarderons en profondeur, avec amour, en en prenant soin. Nous serons peut-être surpris de nous rendre compte, de voir que la tristesse a quelques beautés que la joie n’a pas. La tristesse a des larmes, et les larmes vont plus profondément que n’importe quel rire, la tristesse est un silence à elle toute seule, une mélodie, que la joie n’aura jamais.

Vivons la vie, avec tous ses possibles, ne choisissons pas l’un par rapport à l’autre et n’essayons pas de nous maintenir en équilibre, car l’équilibre ne peut être maintenu par nous, l’équilibre est la conséquence de toutes les expériences de la vie.

Cet article est issu d’un extrait d’une conférence donnée en anglais par Osho que j’ai moi-même adapté. Il parle tellement de la dualité et d’unité, qu’il est parfaitement en accord avec la philosophie du système PEAT.

 

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